Bas de contention : cheville, cuisse et hauteur, les 3 mesures à ne pas rater
Choisir la taille de bas de contention ne se fait pas comme pour un vêtement classique. Le bon ajustement dépend de mesures précises, surtout le tour de cheville, le tour de cuisse et la hauteur de jambe. Une taille approximative peut réduire l’efficacité de la compression et créer une gêne au port.
La méthode reste simple si les mesures sont prises au bon endroit et comparées au tableau de la marque choisie. Les grilles varient d’un fabricant à l’autre, donc une taille 2 chez l’un ne correspond pas toujours à une taille M ou 3 chez un autre.
Les mesures indispensables avant de choisir sa taille
Pour un bas de contention, trois mesures sont généralement décisives. Elles ne servent pas toutes au même usage : certaines déterminent la compression, d’autres la longueur du produit. Prenez un mètre ruban souple, de type mètre couturier, sans le serrer et sans le laisser flotter.
Le tour de cheville : la mesure la plus sensible
Le tour de cheville se prend au point le plus fin, à environ 3 cm au-dessus de la malléole. Cette mesure compte beaucoup, car la compression médicale est souvent la plus forte à la cheville, puis diminue progressivement vers le haut de la jambe.
Le mètre doit rester bien horizontal et en contact avec la peau, sans marquer. Si vous hésitez entre deux valeurs, n’essayez pas de gagner un centimètre en tirant sur le ruban. Une mesure trop basse peut vous orienter vers une taille trop petite et rendre le bas moins confortable.
Le tour de cuisse : éviter un bas qui roule ou qui serre
Pour un bas qui monte jusqu’en haut de la cuisse, mesurez le tour de cuisse au niveau indiqué par la grille du fabricant. S’il n’y a pas de repère précis, prenez la mesure dans la partie haute de la cuisse, près de la zone où le bas s’arrêtera.
Cette mesure sert à vérifier que le haut du bas tient correctement, sans effet garrot. Un tour de cuisse mal évalué peut provoquer un bas qui glisse, qui roule ou, au contraire, une bande trop serrée en fin de journée. Le confort dépend aussi de ce point.
La hauteur de jambe : choisir la bonne longueur
La hauteur sert à sélectionner la longueur du bas. Selon les modèles, on mesure la distance depuis le sol jusqu’à l’entrejambe, ou jusqu’à environ 5 cm sous le pli fessier. L’enjeu n’est pas seulement visuel : un bas trop long fait des plis, et un bas trop court ne couvre pas correctement la zone prévue.
Si vous avez du mal à rester bien droit pendant la mesure, demandez de l’aide. C’est utile pour les seniors, les personnes enceintes ou toute personne dont la mobilité rend la prise de mesure moins stable. Une mesure faite dans de bonnes conditions limite les erreurs dès le départ.
Quand et comment prendre ses mesures correctement
Le meilleur moment pour mesurer est le matin, au lever, avant que les jambes ne gonflent. En fin de journée, la cheville et le mollet peuvent être plus volumineux. Le choix de taille risque alors d’être faussé, avec un modèle trop grand à l’achat.
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La méthode en 5 étapes
- Préparez un mètre ruban souple, une feuille et un stylo.
- Mesurez le tour de cheville au point le plus fin, à environ 3 cm au-dessus de la malléole.
- Mesurez le tour de cuisse à l’endroit où le haut du bas doit arriver.
- Mesurez la hauteur de jambe selon les indications du modèle, jusqu’à l’entrejambe ou sous le pli fessier.
- Comparez vos valeurs au tableau de correspondance de la marque, sans mélanger plusieurs grilles.
Il est utile de noter vos mesures avec la date, surtout si vous devez renouveler vos bas régulièrement. En cas de changement de poids, de grossesse, d’œdème plus marqué ou d’évolution de votre état veineux, reprenez les mesures avant de commander à nouveau. Cela évite de repartir sur une ancienne taille qui ne convient plus.
La taille fonctionne comme un ensemble cohérent. Si une mesure est décalée, tout le reste peut perdre en précision. Le tour de cheville fixe le départ de la compression, le tour de cuisse stabilise le maintien et la hauteur évite les plis ou les tensions inutiles. Une valeur “presque bonne” peut donc suffire à créer une gêne.
Lire un tableau de tailles sans se tromper
Les fabricants utilisent des systèmes différents : certaines gammes proposent 4 tailles généralement, d’autres vont de taille 1 à 5, ou utilisent des repères du type XS au XXL. Le nom de la taille n’a donc pas de valeur universelle. Ce sont vos mesures qui doivent guider le choix.
| Mesure | Où mesurer | À quoi elle sert | Erreur fréquente |
|---|---|---|---|
| Tour de cheville | Point le plus fin, environ 3 cm au-dessus de la malléole | Déterminer la base de la compression | Mesurer trop haut ou serrer le mètre |
| Tour de cuisse | Partie haute de la cuisse, selon l’arrêt du bas | Assurer le maintien du haut du bas | Mesurer sur un vêtement ou trop bas |
| Hauteur de jambe | Du sol à l’entrejambe ou environ 5 cm sous le pli fessier | Choisir la bonne longueur | Confondre taille de compression et longueur |
Un tableau de tailles doit toujours être lu dans l’ordre prévu par la marque. Une grille Veinax, Radiante ou d’une autre gamme peut avoir ses propres plages de mesures. Évitez de prendre vos centimètres sur un site, puis d’acheter un modèle d’une autre marque en gardant la taille indiquée : la correspondance peut changer.
Si vous avez une ancienne boîte ou une commande précédente, vérifiez aussi la référence exacte du produit. Deux bas de contention de même classe de compression peuvent tailler différemment selon la matière, la coupe, la hauteur et la gamme. Ce point compte autant que le chiffre affiché sur l’étiquette.
Entre deux tailles, jambes asymétriques : les bons arbitrages
Il arrive souvent qu’une mesure tombe dans une taille et une autre dans la taille voisine. Dans ce cas, ne choisissez pas au hasard. La priorité reste d’éviter une compression inadaptée, surtout au niveau de la cheville, car c’est là que l’ajustement est le plus déterminant.
Si vos mesures tombent entre deux tailles
Quand vous êtes entre deux tailles, regardez d’abord la correspondance du tour de cheville. Si la cheville correspond à la taille la plus basse et que la cuisse se rapproche de la taille supérieure, il faut rester prudent. Un bas trop petit peut serrer en haut, mais un bas trop grand peut perdre en efficacité.
Le bon choix dépend alors de l’ensemble des mesures et du modèle. Si vous achetez en pharmacie, en orthopédie ou sur un site spécialisé avec conseil client, transmettez vos trois valeurs plutôt qu’une simple taille supposée. Le conseil sera plus fiable, surtout pour un premier achat ou pour une personne qui change de gamme.
Si vos deux jambes n’ont pas les mêmes mesures
Les jambes peuvent être légèrement différentes, sans que cela pose problème. En revanche, quand l’écart devient net, notamment autour de 3 cm de différence de taille de jambes ou de circonférence significative selon la mesure concernée, il peut être nécessaire d’adapter le choix.
Dans certains cas, la solution consiste à prévoir 1 paire adaptée à la jambe droite + 1 seconde paire différente pour la jambe gauche, plutôt que d’imposer aux deux jambes une taille moyenne qui ne convient parfaitement à aucune. Cette option se discute avec un professionnel, surtout si la contention est prescrite pour une raison médicale précise.
Bas, chaussettes, collants : les mesures ne sont pas identiques
La prise de mesure varie selon le type de produit. Une chaussette de contention ne demande pas le même repérage qu’un bas cuisse ou qu’un collant. Avant de mesurer, vérifiez donc le modèle souhaité : chaussette sous le genou, bas autofixant, bas avec attache ou collant de contention.
- Chaussettes de contention : les mesures se concentrent surtout sur la cheville, le mollet et la hauteur jusqu’au-dessous du genou.
- Bas de contention : il faut ajouter le tour de cuisse et une hauteur plus longue, jusqu’à la zone d’arrêt du bas.
- Collants de contention : les mesures peuvent intégrer la jambe complète, avec aussi des repères liés au bassin selon les modèles.
Cette distinction évite une erreur fréquente : utiliser un tableau prévu pour des chaussettes afin de choisir des bas. Même si la compression concerne la même jambe, la longueur, le maintien et les zones de contact ne sont pas les mêmes. La lecture du tableau doit toujours suivre le type de produit.
Quand envisager le sur-mesure
Le sur-mesure devient pertinent lorsque vos mesures ne rentrent dans aucune taille standard, lorsque l’écart entre cheville, cuisse et hauteur crée une incohérence dans la grille, ou lorsque vos jambes sont très asymétriques. C’est aussi une piste si vous ressentez systématiquement une gêne malgré une prise de mesure correcte.
Il ne faut pas voir le sur-mesure comme un échec de choix, mais comme une adaptation à votre morphologie. Les tailles standard conviennent à beaucoup de personnes, mais elles reposent sur des plages de mesures. Dès que votre jambe sort de ces plages, un produit personnalisé peut offrir un ajustement plus cohérent.
Avant de commander, reprenez vos mesures le matin, comparez-les au tableau exact de la marque et demandez conseil si une valeur vous semble limite. Une bonne taille de bas de contention se choisit rarement à l’œil : elle se vérifie, centimètre après centimètre, pour associer efficacité, confort et port régulier.



